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Brexit et marché immobilier européen : quels sont les impacts ?

Posté le 25/11/2016 par La Poule Faisane

L’actualité de ces dernières semaines concernant le Brexit (depuis fin juin plus exactement) reste dans beaucoup de têtes et il se trouve que l’immobilier n’est pas en reste. Loin de la considération géopolitique du sujet, il y a des effets sur la sphère immobilière qui se dessinent et qui méritent quelques explications. La France et l’Allemagne en tirent déjà quelques effets.

 

 

berlin brexitCas du marché immobilier allemand depuis le Brexit

 

Déjà sur une phase ascendante, les prix de l’immobilier allemand n’ont fait qu’accélérer depuis le Brexit. Francfort fait d’ailleurs figure de favoris comme capitale financière européenne avec Paris, la City n’étant plus tout à fait légitime pour jouer le rôle de porte d’entrée du marché européen.

On assiste au développement du marché allemand après le Brexit : 13,6 milliards d’€ d’investissement, contre 10 pour le Royaume-Uni. La hausse des prix a un effet positif sur le nombre de transactions immobilières.

Maintenant, si l’on s’intéresse à Berlin d’un peu plus près, on constate que c’est une ville aux loyers abordables.  Nombreux sont ceux à envisager une stratégie de plus-value car les prix vont continuer de monter.

Quelques chiffres : 3 370€ le m² (centre-ville) contre 2750€ le m² (périphérie), et 8,99€ le prix du loyer au m².

Le but affiché des pouvoirs publics pour la ville de Berlin est cependant d’éviter d’atteindre les extrêmes de Londres ou Paris : Berlin doit rester une ville « pauvre mais sexy » selon les dires de l’ancien maire Klaus Wowereit. Plusieurs solutions sont déjà proposées pour éviter des prix immobiliers excessifs, comme l’interdiction de rénover certain bâtiments pour plancher les prix, ainsi que l’encadrement des loyers.

 

brexit GBEffet positif du Brexit

 

Un étude du Crédit Foncier (400 professionnels de l’immobilier interrogés) sur la question « selon vous, quel impact pourrait avoir le Brexit sur le marché du logement de votre région ? ».

Quand on sait que 6,4% des transactions immobilières dans l’ancien entreprises entre 2005 et 2015 proviennent d’acquéreurs étrangers. Sur cette part, un tiers sont réalisées par les britanniques.

Parmi les interrogés, 67% ne voit pas le Brexit comme un évènement positif pour le marché immobilier de leur région, 17% pensent au contraire qu’il desservira leurs affaires, et enfin 9% envisage un impact positif sur le marché immobilier régional. Seulement, il est vrai que l’impact majeur, si impact il y a, surviendra plutôt en Île-de-France pour la bataille de sièges sociaux. Londres en accueillent beaucoup, mais sa sortie de la zone euro rendent les conditions fiscales plus intéressantes pour certaines grandes agglomérations de l’Union Européenne, dont Paris. A voir si les entreprises ne vont pas être tentées de rapatrier leurs sièges sur la capitale française. L’immobilier de bureau pourrait bien repartir à la hausse d’ici peu, si ce n’est pas déjà fait. Encore difficilement mesurable aujourd’hui, la sortie de l’UE de la Grande-Bretagne pourrait bien figurer comme étant une opportunité à ne pas rater pour la France.

 

livre sterlingAffaiblissement de la livre sterling

 

Depuis de nombreuses années, les britanniques ont investi sur notre territoire grâce notamment au taux de change favorable de la livre sterling (monnaie plus forte que l’euro à hauteur de 1£=1,23€ avant Brexit), favorisant plutôt la stratégie d’achat. Avec le Brexit, la valeur de la livre entame une chute continue et atteint aujourd’hui un rapport de 1£=1,18€ environ. Une monnaie affaiblie change la donne et pousse plutôt à la revente immobilière. Les anglais installés dans leur résidence secondaire en France pourrait bien revoir leur projet et les retraités, dont la pension de retraite risque bien d’être minée par la dévaluation de la livre, vont hésiter à deux fois avant d’installer leurs quartiers sur notre territoire.

 

 

Même si le processus de divorce de la Grande-Bretagne avec l’Union Européenne va prendre du temps, des effets se font déjà sentir sur les marchés immobiliers. Effet de peur, ou signe d’un profond revirement, il est encore trop tôt pour véritablement tabler sur une redistribution des cartes entre les britanniques et les membres de l’UE. Toujours est-il que pour la confiance, le Brexit n’est pas un signe positif pour les entreprises ou les investisseurs qui vont devoir surveiller de près l’évolution de la situation.

 

 

Sources :

LaTribune - Journal de l'Agence - Bourses des Credits

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